Le PPMS

Extrait de la Feuille de l’Association Départementale PEEP 91, n°31

Le PPMS derrière cet acronyme barbare se cache le Plan Particulier de Mise en Sécurité

De quoi s’agit-il ?

Ce concept est apparu en 2002 peu après la catastrophe d’AZF Toulouse. Pour simplifier, il s’agit de compléter les consignes « incendies » par les consignes « risques naturels et technologiques ».

Imaginons que le groupe scolaire Hégésippe Simon, situé dans la ville moyenne de Briquay les Trous, se trouve à quelques centaines de mètres d’une voie ferrée, d’une route de transit et d’une zone artisanale. Un banal accident de la route survient, entre une moto et un camion, mais le camion est un transport de produits dangereux, et la moto prend feu ! Comment réagir ?

Si la chose a été préparée, la phase de tâtonnement sera réduite au minimum, et les quelques minutes gagnées pourront s’avérer précieuses. On peut imaginer d’autres scénarios, avec un stockage de produits phytosanitaires dans la zone artisanale, avecune retenue d’eau alimentant la ville dont la digue est minée de terriers, avec une usine classée Seveso à 5km de là, avec une zone plus ou moins sismique…

Les PPMS auraient dû être tous écrits dans la foulée de la circulaire de 2002. En 2008 un peu moins de la moitié étaient écrits, et la situation actuelle est toujours très incomplète. Cf . www.education.gouv.fr/bo/2002/hs3/default.htm

Principe de base

Le principe de base du PPMS est la gestion des premières minutes après l’alerte sur la base de scénarios type et avant la diffusion de consignes plus précises élaborées par les services de secours. Lors de l’écriture d’un PPMS, en première approche, les outils disponibles sont :

le confinement : grosse innovation par rapport à l’évacuation incendie et dont le principe est que le bâtiment contient de l’air propre. On le ferme donc avant que la pollution n’arrive. On le rouvrira seulement quand la pollution sera passée, c’est à dire après un certain temps.

l’évacuation vers un lieu sécurisé : là aussi une innovation parce qu’on ne reste pas à faire l’appel devant le bâtiment après l’avoir évacué mais on va à un endroit à l’abri du risque, par exemple sur un point haut en cas de risque de submersion.

la mise à l’abri pour éviter les chutes d’objets, essentiellement sous les tables dans le cas du séisme ou de tout événement pouvant projeter des débris.

Les limitations du PPMS

La première, évidente, est qu’il faut un minimum de temps pour anticiper. Confiner quand la pollution est déjà rentrée dans le bâtiment réduit sérieusement la protection !

La deuxième est qu’il faut choisir la bonne réaction : si une citerne d’essence fuit devant la porte, il vaut mieux évacuer par le fond de la cour que confiner.

Le PPMS n’a pas d’effet sur le risque réalisé :

Si un établissement est touché par une explosion de gaz, on est dans une situation de type secourisme.Il faut alors simultanément :

a) appeler les secours,

b) fermer l’arrivée du gaz,

c) évacuer les valides,

d) recenser et localiser les victimes,

e) lutter contre le début d’incendie, f) si c’est absolument nécessaire : déplacer les victimes qui pourraient périr dans l’incendie… Là, il n’y a plus ni PPMS, ni carreaux, ni confinement.

Un exercice PPMS fait partie de la formation des jeunes à des situations qu’ils risquent de rencontrer après la fin de leur formation.

Références : Observatoire National de la Sécurité et de l’Accessibilité des établissements d’enseignement : www.ons.education.gouv.fr/publica.htm

 

 

About these ads

À propos de APE PEEP Mennecy

Association locale des Parents d'Elèves de l'Enseignement Public affiliée à la Fédération Nationale PEEP.
Cette entrée a été publiée dans Articles PEEP, Ecoles, Risques. Bookmarquez ce permalien.

Une réponse à Le PPMS

  1. Jean Féret dit :

    C’est une lecture de la réglementation des PPMS qui est profondément influencée par l’accident d’AZF.

    Prenons un peu plus de recul!
    Mennecy n’a pas d’usine AZF dans ses environs, mais Mennecy a été exposée plusieurs fois aux effets d’une tempête comme celle de décembre 1999. (8 arrêtés de catastrophe natuelle pour coulée de boue entre 1982 et 1999)

    Que se serait-il passé si cette tempête de 1999 se répétait un mardi de janvier, à 16h00? Imaginer 30 minutes de vent à 180 km/h dans Mennecy et, 60 minutes plus tard, l’obscurité de la nuit.
    Les parents ne viennent pas chercher les enfants, le téléphone est saturé, il n’y a plus de courant, il y a des vitres explosées dans des écoles. Les routes sont bloquées par des arbres tombés sur la chaussée.

    C’est un scénario qui n’est pas improbable. Il y a eu, à Mennecy, des rafales de vent à 180 km/h en 1994, en 1999 et en 2006.Mais, c’était toujours pendant des vacances scolaires.

    Nous avons eu aussi une chute de neige importante, le 8 décembre 2010, avec des parents qui ont eu beaucoup de difficultés pour venir chercher les enfants.

    L’hypothèse d’un incendie avec dégagements de vapeurs toxiques sur le RD191 ou le chemin de fer n’est pas irréaliste. Ce risque est même prescrit par l’Etat à la commune.

    C’est ce que le PPMS doit envisager en proposant des ressources et des postures pour y faire face.

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s